VISITE DU PARC en 2011
Heures de visite : 14 heures à 19 heures
Jours de visite :
le 1er et le 2 Mai : pour le Neurodon
du 3 au 5 juin : « rendez-vous aux jardins »
en Juin : les Vendredi, Samedi, dimanche
en Juillet : les jeudi, vendredi, samedi, dimanche
en Août : les jeudi, vendredi, samedi dimanche
en Septembre : les vendredi, samedi dimanche
Le reste de l’année sur rendez-vous.
Prix de la visite : 4 € par personne, gratuit pour les enfants de moins de 12 ans, 3 € pour les groupes (10 personnes minimum)
à disposition des visiteurs une plaquette (descriptif du parc, historique et suggestion pour la visite)
Pour des groupes une visite accompagnée peut être proposée.
Attention il est défendu de prélever des plantes et de monter
sur les massifs ainsi que de laisser traîner des vieux papiers
ou des bouteilles sur les lieux.
L’entrée se fait toujours par la rue du Prieuré, sauf pour
les groupes qui entrent par la grille rue Ferchaud (si réservation)
Il est vivement conseillé de conjuguer la visite du Manoir
des Sciences avec le Prieuré.
Il faut parquer sa voiture dans les rues du village ou sur
le parking du Manoir
Et maintenant visitons le Prieuré
Vous entrez par la
porte rue du Prieuré, portail en voûte coté rue et rectangulaire
coté cour. En entrant à droite vous avez un long bâtiment
(en cours de restauration), qui est le seul édifice
qui reste d’avant la révolution. Première porte à droite
un écusson daté de 1695 avec palmettes, les armes ont
été détruites, martelées pendant les guerres de religion
ou de vendée. Cette porte romane donne sur le réfectoire
des moines (transformé actuellement en salle de vie,
billard, cuisine et un escalier en pierre monte dans
le dortoir).
Dans le même bâtiment, la porte suivante, est l’ancienne
chapelle, découvertes très récemment, qui a besoin d’être
restaurée. On y trouve une grande fenêtre 14 ème siècle,
une fenêtre romane et une piscine ou on lavait les vases
sacrées. Cette chapelle est orientée vers l’est comme
tous les lieux de culte de cette époque.
En face vous pouvez voir la maison principale
qui est une reconstruction du 19ème. Cependant
il reste un bel escalier du 17 ème et une cuisine
ancienne dallée de pierre de Piochère (carrière
de St Pierre du Chemin)
Vous pouvez faire le tour de la maison, jeter un regard
discret sur la piscine et regarder les multiples plantations
qui sont toutes signalées par des étiquettes.
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Et puis vous vous dirigez vers le parc. L’entrée
du parc se matérialise par une grille encadrée de
deux pilastres très particuliers : Ils sont surmontés
d’Octoctaires dont la signification nous échappe.
On y trouve de chaque côté des armes (sans doute
celles des Prieurs) avec une date à droite (1735)
et un nom « Larguiller ». Est ce le nom du sculpteur
? L’autre coté le cœur du Christ, percé de deux
flèches, emblème des Chanoines de st Augustin.
En franchissant cette grille on descend dans une deuxième
terrasse avec un alignement d’ifs plusieurs fois centenaires
taillés en topiaire, à droite un jardin potager familiale
dessiné d’allées enherbées, à gauche une pelouse avec
au centre un cadran solaire et deux pins parasols.
En bout de l’allée, une autre grille s’ouvre sur le grand
parc qui descend vers une autre terrasse. L’alignement
des Ifs se prolonge jusqu’au bout. Il y a en tout 90 ifs
(taxus) qui sont régulièrement taillés (les coupes servent
à un laboratoire pour fabriquer un médicament contre le
cancer.) |
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Après cette deuxième
grille on arrive dans un espace assez extraordinaire.
Des terrasses en forme d’allées majestueusement encadrées
d’ifs et à gauche et à droite des descentes en terre
qui vous emmène vers un une petite prairie et un bois
et surtout à droite dans un jardin du 18ème siècle qui
vient d’être créé. Il faut admirer ce parterre du haut
des terrasses puis déambuler entre les cultures. Vous
pouvez également vous promener le long des terrasses,
promenade de méditation des chanoines qui ont vécu dans
ce lieu plusieurs siècles.
Et puis vous pouvez descendre dans les « guichelaines » par
un sentier qui vous conduira au bord du Lay. Il vous sera
possible de longer la rivière et de remonter par un autre
sentier vers le centre du parc. Au loin après le tennis vous
apercevez deux étangs en cascades. Entre le lavoir ( à retaurer)
nous avons remis en état la cressonnière alimentée par des
sources , qui souterrainement vont au lavoir.
Nous espérons, nous les propriétaires, que voue serez sensible
à ce lieu qui a une connotation spirituelle. Il a été habité
pendant des siècles par des hommes de Dieu.
Le jardin 18 ème a été conçu en tenant compte du Prieuré,
lieu de vie mais aussi un lieu de prière. Dans les carrés
A se trouve des « petits fruits » dans les carrés B de « vivaces
», les carrés C des « plantes condimentaires, à parfum ou
médicinales » et en D des « légumes anciens et/ou oubliés
». Le Maître d’œuvre de ce jardin est Michel Ouvrard, ancien
enseignant à l’ENITH d’Angers et spécialiste reconnu des légumes
oubliés.
PS : vous trouverez, au cours du parcours
de nombreux bancs de pierre, y compris au bord de la rivière,
qui vous permettrons de faire une pose. |
Historique
Brève histoire du Prieuré saint Pierre
Réaumur se situe dans le Canton de Pouzauges, à 8 km
de Cheffois et à 6 km de Mouilleron-en–Pareds.
Le célèbre physicien et naturaliste du 17ème siècle
Ferchaud de Réaumur (1684/1757), a résidé dans ce lieu
pendant une partie de sa vie et y possédait un Manoir
et des terres. Le Manoir du Physicien est aujourd’hui
la propriété de la Communauté de Commune. Ce Manoir
a été sauvé de la ruine grâce à la volonté de la Municipalité
de Réaumur et à ses habitants. Depuis le printemps 2002,
un musée sur les sciences du 17ème et sur les découvertes
du Physicien est ouvert au public. Les financements
ont été publics (Région, Conseil Général, Canton, Commune).
Ce musée mérite la visite.
L’Eglise Saint Pierre, paroisse de la Commune, date
du 15ème siècle et est remarquable par son système de
fortifications avec ses deux échauguettes et mâchicoulis
; Au fond du cœur il y a une grande baie flamboyante.
Réaumur est aussi un lieu de dévotion à la Vierge. Une chapelle
Sainte Marie a été édifiée à l’endroit où se situerait l’apparition
de la Vierge à un chevalier de retour d’une croisade et qui
mourait de soif. Cette légende date de 1200 environ. Un pèlerinage
a lieu depuis 100 ans au moins, au début de chaque mois de
septembre. La chapelle a été reconstruite au début du 20 ème
siècle.
Le Prieuré est actuellement un logis vendéen très classique
construit après les guerres de Vendée (vers 1820) sur l’emplacement
et avec les matériaux du Prieuré détruit par un incendie en
1789, sans doute aussi lors du passage des « colonnes infernales
»le 30 septembre 1793, par les troupes de Westermann et son
acolyte le représentant du peuple Fayau qui pénétrèrent dans
le bourg de Réaumur (1.200 hommes) et se distinguèrent par
leurs atrocités ; ils reçurent les félicitations de Tureau.
Seule l’Eglise fut un peu près épargnée. Le 14 mars 1794 une
nouvelle attaque eut lieu par la cavalerie républicaine du
corps de la Châtaigneraie. Un grand nombre de vendéens périrent
ce jour là également.
Le Prieuré était une Seigneurie de quelque importance, donnant
à son titulaire des droits étendus en dîmes, cens, rentes
nobles etc.
On connaît les noms des Prieurs-curés de Réaumur depuis 1203
:
Pierre de Bellosa fut le premier Prieur et pourrait être le
Croisé de la légende (1203). Ensuite Jean 1220, puis Jean
Joussaume 1240, Sanson Bonnet 1501, Pierre de Biron 1512,
Jacques Bigot 1546, De la Tour 1547, Pierre Aubert 1561, Jean
Brizot 1561, René de Bohes 1610, René du Buchet, Pierre Brissonnet
1636, Pierre Brillouet 1637-1649, Julien
Rafugeau 1685-1692, Jean Echassereau 1699-1715, Jean Renaudin
1717-
1722, Claude-François Le Bourgoing de Sichamp 1725-1754, J-B
Lambin 1754-171772, Ant. Joannon 1772-1778, Jean Pons 1781-1791.
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Il y avait au prieuré
une chapelle domestique qui servvit au prêche des
protestants à la fin du 16ème. On y lisait encore
sur une pièce de bois formant linteau de la porte
: locus orationis, 1596.
C’est le Père Le Bourgoing de Sichamp qui fit aménager
le magnifique jardin du Prieuré, avec ses terrasses boisées
encore existantes. Deux colonnes qui en décorent l’entrée
portent ses armes.
Jean Pons, le dernier Prieur, prêta le serment constitutionnel
et se rendit acquéreur du
Prieuré reconstruit par lui en 1789 et vendu nationalement
le 19 thermidor 1791.
Après la disparition de M. Pons, le saint ministère fut
exercé à Réaumur par le vénérable M. Pibouin, lui aussi
chanoine régulier.
Le Prieuré saint Pierre dépendait de l’Abbaye de la Sainte
Trinité de Mauléon (Châtillon sur Sèvre). Les religieux
étaient des Chanoines réguliers de saint Augustin jusqu’en
1660. A cette époque et sous l’autorité du Prieur Brillouet
, les Chanoines réguliers se réformèrent et entrèrent
dans la congrégation de Sainte Geneviève ou Génofévains
ou Congrégation de France.
Si le logis et ses bâtiments annexes n’ont que des traces
et indices de l’ancien Prieuré, le Parc a gardé son style
du 18 ème, avec une bonne conservation des terrasses et
grands végétaux (90 taxus) dont certains ont plusieurs
centaines d’années.
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« L’ensemble a beaucoup de personnalité. Il s’agit d’une
réplique de jardin d’une facture peu courante par son originalité
et sa qualité paysagère, sa valeur historique également » (A
Sauvé) « C’est un lieu magique, plein de mystères, cela mériterait
une étude historique, je ne sais quoi penser de tout cela, c’est
la seule fois où j’ai vu une pareille disposition » M.E Héraud
Par arrêté 96/DRAC/1999 le Prieuré est porté sur l’inventaire
supplémentaire des monuments historiques, considérant
que l’ancien Prieuré présente au point de vue de l’histoire
et de l’art un intérêt suffisant pour en rendre désirable
la préservation en raison de l’intérêt présenté par le
caractère de rareté du jardin du milieu du 17ème.
Le parc est doté d’une succession d’espaces très caractéristiques
: jardin de vie autour du logis, jardin alimentaire, potager,
verger etc., jardin de promenade et de méditation, vigne bois,
rivière, étang, cressonnière, lavoir.
La promenade, qui représente un grand intérêt, est constituée
de terrasses bordées d’ifs entourant un espace central,
en contre bas, appelé affiage. (Lieu d’arboriculture ?).
La promenade se prolonge dans le bois des Guichelène et
le bord du Lay
Ce lieu d’histoire et de patrimoine étroitement lié avec la
commune de Réaumur, mérite d’être sauvé.
Ps : les propriétaires viennent de découvrir dans une dépendance
des éléments d’une ancienne chapelle du 14 ème siècle : fenêtre
ogival, crédence, niche. Les fouilles continueront après avis
des Monuments historiques. |
Le Prieuré et la Famille Audé
En 1756, le Prieur Lambin afferma pour 5 ans à Jean Audé le
revenu temporel du Prieuré. Jean Hyacinthe Audé, né à Réaumur
en 1727, et décédé à Fontenay le peuple le 16 Brumaire l’an
3. Il était Notaire royal à Réaumur en 1758. Il suivit avec
toute sa famille, l’armée vendéenne, pendant les guerres de
Vendée (la virée de galerne). Dans sa retraite sur la Loire,
mais après la bataille de Cholet, s’étant vu isolé de l’armée,
il rentra dans le pays, allant la nuit de ferme en ferme,
puis se réfugia à Fontenay, où il mourut d’une chute dans
un escalier. Il jouissait d’une fortune considérable et d’une
grande influence.
Son fils, Pierre Joseph Audé (1780/1855) né et décédé
à Réaumur, était marié à Marie Landais. Il fut notaire
au Puy Béliard et à Réaumur; C’est lui qui acquit le Prieuré
le 1 septembre 1831 à dame Anne Viot, veuve Bournigal
pour 14.000 francs.
Son fils René, Victorien Audé ( 1818/1892) vécu au Prieuré.
Léon Audé né aussi à Réaumur était son frère. Ce dernier
fut Maire de la Roche sur YON et Secrétaire Général de
la Vendée Il était propriétaire des Granges Cathus à Talmont.
Il est enterré à Réaumur ( 1815/1870).
René Victorien Audé eut 2 fils et deux filles, tous les
quatre nés à Réaumur. Alexandre Audé’(1835/1918) : Grand
Médecin et homme Public, Une rue porte son nom à Fontenay.
Alfred Audé (1838/1901) fut Notaire à Montaigu, puis à
La Roche sur Yon ( Président de la Chambre des Notaires
et Président du Bureau d’Assistance) Il était propriétaire
du Prieuré de Réaumur, mais sa sœur Elzélina en avait
la jouissance.
Virginie Audé, morte jeune.
Elzélina Audé (1839,1926) célibataire, habita toute sa
vie le Prieuré.
Le Prieuré devint la propriété d’une fille d’Alfred Audé,
, Hélène (1871/1956) mariée à Edgar Phelipeau, Avoué à
La Roche sur Yon, mais elle ne put jouir de sa propriété
qu’après le décès d’Elzélina Audé en 1926 . Les propriétaires
actuels sont les descendants directs de la famille Audé
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